Notre démarche : le bilan
Oui, 10 ans que nous parcourons les sentiers, que nous attendons avec impatience de déguster une bonne bière à l’issue de notre randonnée assis à une table de ferme auberge.
10 ans aussi que nous donnons nos avis sur l’âme du lieu, les plats servis, en essayant toujours d’être objectifs et bienveillants à l’égard des fermiers aubergistes qui cumulent les métiers : éleveur, fromager, « préservateur » de paysage, forestier cuisinier, serveurs, …
Alors, si nous devions faire un bilan de cette décennies, vous pourrions mettre en avant les émotions vécues, les échanges humains d’une grande richesse, d’une grande simplicité aussi, sans oublier la joie de nos papilles. Pour être objectif, certaines discussions furent parfois vives, mais souvent dans un climat d’échanges constructifs »
Nous avons vécu de grands moments à certaines tables. Nous voulons une nouvelle fois rendre un hommage vibrant à tous·tes ces virtuoses qui par-delà les différentes facettes de leurs métiers se font un honneur de valoriser leur métier de fermier en proposant à leurs clients des plats mijotés, avec des produits de saisons, de leurs fermes ou des proches alentours.
En effet, par rapport au seul critère d’authenticité, nous pourrions classer les fermes auberges en 3 catégories.
Celles pour qui la simple évocation du « sacro-saint repas marcaire » représente un blasphème pour leur métier de fermier ; ce sont celles que nous conseillons sans hésitation !
Celles qui proposent leur propre production et le « sacro-saint repas marcaire », en privilégiant leurs propres productions. Le critère mis en avant ici, est que le client réclame le « sacro-saint repas marcaire » ; alors si nous ne le mettons pas à la carte, ils repartent.[i] Nous les conseillons au même titre que la 1ère catégorie.
Celles qui ne proposent que le « sacro-saint repas marcaire » ou dérivés à base de porcs industriels[ii] et qui souvent vendent leurs viandes bovines an caissettes, au lieu de les mijoter pour leurs clients !
Fuyez ces lieux !!!
Le combat
Pour mémoire, nous rappelons que toutes ces maisons font bien partie, du moins dans le Haut-Rhin, d’une seule et même association, dont la Charte est introuvable, qui à notre connaissance, n’a mis en place aucun contrôle externe, contrairement au Bas-Rhin et les 93 autres départements, qui eux respectent la Charte « Bienvenue à la Ferme ».
10 ans donc pendant lesquels nous avons pu mesurer l’envers du décor. Il s’agit notamment de mesurer les écarts considérables entre les établissements.
Nous avons donc passé les premières années à essayer de comprendre ce qui motive certains fermiers à présenter un maximum des produits non issus de leur exploitation. Les réponses furent invariablement les mêmes : ce sont les clients réclament le « sacro-saint repas marcaire », en omettant, sûrement bien involontairement, de préciser qu’en le vendant aux alentours de 25 € la marge commerciale est des plus confortable.
Dès lors, nous n’étions plus en phase avec nos modestes valeurs d’authenticité, de saisonnalité et de proximité qui, partout en France, sont largement revendiquées par les fermes-auberges. [iii]
C’est ainsi que nous avons décidé de ne rendre visite qu’à des établissements respectant ces valeurs de base…pour un fermier.
Le constat après ces 10 années
Depuis quelques années donc, nous avons privilégié le plaisir de la rencontre et du partage dans les fermes auberges authentiques.
Cela étant, répéter à l’envi la succulence des Fleischnackas (de la ferme), de l’équilibre du ragoût de veau (de la ferme), de la belle mâche du faux-filet (de la ferme) …n’apporte rien de plus à nos lecteur·trices qui savent reconnaitre les belles maisons.
C’est ainsi que nous avons décidé de ne plus commenter ces visites, d’un côté pour les raisons évoquées plus haut, de l’autre pour reprendre le plaisir de la randonnée dans des horizons plus larges et des itinéraires plus libres.
Dorénavant, nous ne rendrons visite, de temps en temps, qu’à ces fermiers aubergistes authentiques, honnêtes et respectueux de leurs valeurs paysannes pour un pur moment de plaisir.
Cependant…
Vous, cher lecteur, chère lectrice, nous serons toujours à l’écoute de vos commentaires à la suite de visites. En effet, nos avis exprimés à un instant donné peuvent ne plus correspondre quelque temps plus tard.
Nous continuerons néanmoins à juger de la pertinence de tel ou tel avis avant publication sur notre site, voire à vous contacter ou à prendre langue la ferme auberge concernée afin de valider les points qui nous sembleraient obscurs.
[i] Voir à ce sujet notre dernier article
[ii] Hors-mis bien sûr la propre production de porcs destinés à la transformation en charcuterie.
[iii] Voir les différents reportages
Message du 2 septembre 2024
L’autre constat
Ainsi que nous vous l’annoncions dans notre dernière lettre, nous cessons la publication de nos commentaires ; nos raisons profondes y ont été largement évoquées. La Haine
La moindre critique émise, provoqua un déferlement de propos haineux, notamment sur Facebook. En voici quelques exemples : |
La bienveillance
A présent chère lectrice, cher lecteur, c’est à vous de relever le défi d’exiger de manger à la ferme des produits de la ferme. |